L'autorité émotionnelle

Première autorité dont nous allons parler : l’autorité émotionnelle.

C’est une des autorités les plus courantes, environ 40/45% de la population est émotionnellement définie.

Du temps que le centre du plexus solaire est défini dans la charte, l'autorité est émotionnelle. Elle prime sur tous les autres centres d’autorité.

En ayant cette autorité, pour vous il est correct de vous référer à vos émotions et vos humeurs, pour prendre des décisions, importantes ou non.

Et rien que ça, peut être un big challenge pour quiconque.

En effet, nous vivons tous conditionnés (du moins dans notre société occidentale), à vivre coupés de nos émotions, et surtout, d’en faire fi.

Peu importe les ressentis que l’on peut avoir, si notre mental, notre raison, les injonctions reçues nous disent qu’il faut agir ainsi, alors la grande majorité du temps on suivra cette direction, bon gré mal gré, même si on se sent mal rien qu'à cette idée.

Ça, c’est ce qu’on nous apprend à faire.

Le design humain, en nous enseignant comment nous reconnecter à notre autorité, nous dit : « non, ce n’est pas le mental qu’il convient d’écouter, mais (dans notre cas ici), ce sont les émotions ».

Et c’est là que le bât blesse.

Comment faire, pour écouter ses humeurs et ses émotions, après avoir passé des années coupés de celles-ci?

Comment avoir confiance en elles?

Comment interpréter leurs messages?

C‘est là que le travail de déconditionnement commence.

Qui prendra le temps qu’il prendra, ici rien n’est une course.

Cela signifie souvent remodeler complètement nos prises de décision et nos positionnements mutuels.

Cela peut amener aussi à changer de prisme de perception, de vision, de ressentis sur la vie et les évènements qui se produisent, de les voir sous l’angle émotionnel et non plus mental.

Reconnecter à ses émotions demande temps et résilience, car fondamentalement, dans cette société où tout va vite, l’être émotionnel fait partie de ceux qui ont profondément besoin de temps.

Oui, car l’autorité émotionnelle a besoin de temps, de recul, de vivre son processus, pour enfin arriver à ce que l’on appelle (un semblant) de clarté.

La règle fondamentale ici à retenir en tant qu’autorité émotionnelle :

il n’y a pas de clarté dans l’instant.

L’être émotionnel se doit de ne pas précipiter les choses pour intégrer et ressentir ce qui doit l’être, afin de passer par toutes les phases de son cycle d’humeurs.

Accepter et intégrer les enseignements des vagues hautes et basses, pour laisser le calme arriver ensuite et y voir plus clair.

Du fait qu’il n’y a pas de vérité dans l’instant, il est plus que recommandé de ne pas prendre de décision dans l’immédiat, sous pression. Il faudra souvent plusieurs heures, jours, semaines voire mois, avant qu’une décision soit pleinement claire.

Rien que le fait de redimensionner cet aspect urgent, pressurisant, peut être très trigguant pour soi-même. Et les autres.

« Je n’ai pas la clarté de suite, je reviendrai vers toi quand ça sera le cas/

Là tout de suite je ne sais pas, peux tu me laisser quelques heures/jours avant de te donner une réponse? »

Sont de précieuses phrases et limites à poser pour tout être émotionnel.

Je reprends l’exemple de ma mère, GM émotionnel, qui enfant, disait systématiquement NON quand on lui proposait quelque chose.

Après avoir compris cela de son design, elle en a conclu que c’était sa seule manière à cette époque pour se positionner et prendre le temps dont elle avait besoin pour ressentir ses émotions. Aujourd’hui, elle s’exprime en posant ses limites et en se donnant l’espace de ressentir son processus. Cela lui a bien changé la vie.

Car on pourrait croire que poser nos limites va nous amener des problèmes avec notre entourage.

De mon vécu personnel, c’est bien le contraire.(En tant que Manifesteur, j'informe souvent aussi que je pourrai changer d'avis jusqu'à la dernière minute.)

Parce que l’énergie sous jacente aux types de phrases que j’ai écris plus haut, est très claire et diffuse un message sans équivoque en général à l’autre, qui ne demande pas ou peu de justification.

D’ailleurs si c’est le cas, je vous invite à vous justifier un minimum, même devant des arguments pressurisants.

Plus vous serez au clair avec vous, plus les autres vont le sentir et ne pas insister. Et s’ils insistent, c’est qu’il y a des chances que l’interaction ne soit pas si correcte que ça pour vous.

Autre point particulièrement important : les vagues émotionnelles.

Selon les canaux définis, vos vagues pourront avoir des « formes » différentes :

Les vagues individuelles : 12/22 et 39/55. Liées au passions. Elles sont totalement imprévisibles et peuvent être violentes, et pour la personne qui les ressent, et pour son entourage. On pourrait les qualifier de lunatiques, en changeant d’humeur au coup par coup, très rapidement. Ces énergies sont très liées à l'accoustique.

Les vagues collectives : 35/36 et 30/41. Liées aux désirs. Ces vagues montent progressivement et retombent d’un coup, si elles voient que leurs attentes ne sont pas assouvies. Elles ont souvent une notion d’apprentissage et de partage à réaliser par la suite en fonction de leur vécu. Il peut y avoir beaucoup de fantasmes dans ces vagues.

Les vagues tribales : 37/40, 59/6, 19/49. Liées aux besoins. Ici, on est dans l’amour donnant donnant, le besoin d’équilibre et de juste retour est très important. Ces vagues fluctuent dans leur ascension et redescendent d’un coup une fois que leur besoin est assouvi. Il peut y avoir une grande sensibilité au toucher, soit c’est ok, soit c’est rédhibitoire.

L’énergie du plexus solaire est accolée au PLAISIR. Cela peut être un puissant guide pour vous aider à vous repérer dans votre processus:

« est ce que cela me fait plaisir ou non? ».

Rappel important : vous allez DIFFUSER vos émotions à l’extérieur, malgré vous. Il est donc important de vous rappeler que vous allez avoir un impact sur les autres quoi qu’il en soit.

Ici, il n’est pas question de se flageller, mais de prendre une forme de responsabilité et informer votre entourage de ce qu’il se passe en vous.

Par exemple : « je ressens une émotion forte, ne t’inquiète pas cela va passer, ce n’est pas de ta faute ni à cause de toi. J’ai besoin de vivre mes émotions et quand je serai plus apaisé/e, je reviendrai vers toi… ».

Il faut se souvenir qu’en tant qu’être émotionnel, nous sommes entourés de non émotionnels, et que ceux-ci vont capter et amplifier nos émotions puissance 10.

Leur processus automatique : ils vont chercher à vous sauver de vos émotions.

C’est l’éternel et immense dilemme entre émotionnels et non émotionnels.

Et cet automatisme n’est bon pour personne : eux s’épuisent, et vous, vous ne vivez pas votre processus jusqu’au bout.

Cela peut être aussi une des principales sources de conflit dans les relations.

Le fait de cadrer le jeu, en disant clairement ce qu’il en est pour vous, que vous avez besoin de temps et d’espace pour vivre votre émotionnalité, que cela va passer, est vraiment important dans les relations.

C’est toute une démarche à changer radicalement parfois, mais tellement salvatrice pour tout le monde!

Qui parmi vous présente une autorité émotionnelle?

Comment la vivez-vous?

Margaux Bonnet - Manifestorsoul -2023

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